Archive pour la catégorie ‘Cinéma’

AUX OUBLIES DE L’HISTOIRE

Tchernobyl, en russe, c’est une herbe, une variété d’absinthe. Mais ce nom aujourd’hui a perdu son sens premier. Il est devenu synonyme de catastrophe. Pour comprendre ce qu’il s’est passé là-bas le 26 avril 1986 et les jours suivants, il faut voir le film « La bataille de Tchernobyl » de Thomas Johnson réalisé en 2006. Il vient de sortir en DVD six ans après sa réalisation. C’est surement le meilleur film sur Tchernobyl.
Spectaculaire, complet, bien construit, le documentaire s’intéresse notamment au travail fascinant des fameux « liquidateurs », ces hommes envoyés sur le cratère béant du réacteur pour tenter de le sécuriser et nettoyer les environs les plus immédiats. Sans eux, la moitié de l’Europe ne serait pas ce qu’elle est : si nous sommes encore en vie aujourd’hui, c’est grâce au sacrifice de ces hommes.
La démarche des liquidateurs qui connaissaient une part des risques encourus donnent le vertige. Comme les œuvres de science-fiction les plus radicales. On a voulu nous faire croire que les liquidateurs avaient été quelques centaines voire plusieurs milliers. Ils étaient plus de cinq cent milles, vraisemblablement huit cent milles, plus d’un million selon certaines sources. 26 ans plus tard, ils sont morts ou invalides. Leur sacrifice a évité une seconde explosion nucléaire, estimée à une puissance 10 fois supérieure à celle d’Hiroshima. Ils sont les oubliés de l’histoire.
Il faut toutefois rappeler et souligner que la catastrophe de Tchernobyl, au-delà de la dangerosité de l’énergie nucléaire, c’est d’abord et avant tout une conséquence du régime communiste de l’époque au même titre que la pollution de la mer Caspienne ou l’assèchement de la mer d’Aral. Cette nuit-là, les responsables de la centrale ont sciemment violé par six fois les règles de sécurité. Une seule en moins aurait considérablement réduit la portée de l’accident. (1)
S’il y a un DVD à voir urgemment, c’est celui-là. Son urgence est toujours d’actualité pour essayer de comprendre aussi ce qu’il s’est passé à Fukushima et éviter qu’une nouvelle catastrophe se reproduise dans une autre centrale.

DVD La bataille de Tchernobyl – Thomas Johnson -
(1) L’imposture verte (Tchernobyl, herbe amer) – Pierre Kohler – Albin Michel

Adieu vieille Europe…

Pierre Schoendoerffer : l’adieu au roi

L’écrivain et cinéaste Pierre Schoendoerffer est mort.

L’auteur de « la 317ème section », du « Crabe Tambour », de l’Adieu au roi », et  réalisateur de « La Passe du diable », de « Pêcheur d’Islande », de « L’Honneur d’un capitaine », s’est éteint le 14 mars à l’hôpital militaire Percy de Clamart, à 6 heures du matin, à l’âge de 83 ans.

Ce baroudeur avait sillonné les routes et arpenté les terrains des guerres coloniales françaises : Indochine, Algérie, Maroc. Il en avait écrit des romans puis réalisé des films. Son regard sur la guerre a marqué ses pairs, comme le cinéaste Francis Ford Coppola, réalisateur d’Apocalypse Now. Le scénariste et réalisateur John Milius disait, à propos de Pierre Schoendoerffer, que le scénario d’Apocalypse Now lui devait beaucoup. John Milius adaptera lui-même « L’adieu au roi » pour le cinéma.

La guerre d’Algérie, l’Indochine, toute l’œuvre de Pierre Schoendoerffer est consacrée à ce que la guerre provoque chez l’homme, en bien, en folie, en bravoure, en attitude.

Pierre Schoendoerffer ne s’est jamais remis de la guerre et la racontait œuvre après œuvre. C’est elle qui reste et lui qui s’en va. Il écrivait, il réalisait. Pierre Schoendoerffer est mort.

Racisme : « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? »

Extrait du film « La Crise » sorti en salle le 2 décembre 1992.

La vidéothèque idéale : Excalibur

Sorti dans les salles en 1981, Excalibur retrace la légendaire histoire du Roi Arthur. Une légende qui renvoie à un idéal chevaleresque, à l’image romantique de courageux chevaliers à la quête du Graal.
A l’origine, John Boorman souhaitait réaliser Le Seigneur des anneaux. Mais n’ayant pu obtenir les droits de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, il décida d’adapter les légendes de la table ronde.
Pièce maîtresse de l’œuvre de John Boorman, Excalibur est un univers visuel et sonore éblouissant.
Le tournage du film eut lieu en Irlande. Particulièrement sombre, la scène d’ouverture posa de nombreux problèmes à l’équipe, notamment à cause de la pluie. Demandant un grand nombre de figurants et une organisation sans faille, elle fut tournée une première fois mais les rushes furent malheureusement inexploitables.
Pour décrire et accentuer l’intensité des scènes de morts héroïques, notamment à l’ouverture et à la fin du film, lors de la mort d’Arthur, John Boorman utilisa remarquablement l’œuvre de Richard Wagner : le Crépuscule des Dieux.

Excalibur – scène d’ouverture – Musique de Richard Wagner, Le Crépuscule des Dieux, Marche Funèbre de Siegfried. (Pour passer en mode plein écran, cliquez sur pa3BepHyTb en haut à droite de la vidéo)

« C’est dans notre culture… »

Dans le film « Joue-la comme Beckham », Jess, une jeune anglaise d’origine indienne, vit avec sa famille en Angleterre. Dans cet extrait, elle explique à sa façon les traditions du mariage de son pays d’origine.

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Le Crépuscule des Dieux
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