Archive pour la catégorie ‘Culture Comtoise’
TAGS ET CULTURE RACAILLE
Les tags sont les équivalents des déjections urinaires ou fécales par lesquelles certains mammifères marquent les limites de leur territoire.
La semaine dernière, la police des transports a interpellé dans le Val-d’Oise trois hommes soupçonnés d’avoir dégradé du matériel de la RATP et de la SNCF avec des tags. Parce qu’ils ont utilisé une encre indélébile, le coût de ce vandalisme s’élève à plus de 5O0 000 € !
Issus de la sous-culture américaine, les tags sont devenus un cancer urbain très onéreux, s’indigne René Marchand. Parfois encouragés par le laxisme des autorités qui laissent faire, voire des municipalités irresponsables qui initient certains jeunes à « l’art du graph » et encouragent cette culture racaille comme à Aubergenville (Yvelines) par le passé ou Rennes (Ille-et-Vilaine). Tant pis pour les contribuables et les usagers des transports en commun qui paient cash ces dégradations.
Il faut avoir l’esprit aussi perverti que Jack Lang pour voir dans ces horreurs des œuvres d’art. Comment les définir mieux que par une comparaison qui cerne bien leur fonction dans la tête de ceux qui les produisent ? Ce sont les équivalents des déjections urinaires ou fécales par lesquelles certains mammifères marquent les limites de leur territoire. En salissant les immeubles et les paysages de notre France, des racailles ne font rien d’autre qu’exprimer leur volonté de conquête sur notre domaine national.
Comment les Français peuvent-ils accepter d’être aussi bassement nargués ? Comment notre peuple, dont les ancêtres créèrent tant de beauté (villages, terroirs, châteaux, jardins…), peut-il rester passif devant cette agression contre son patrimoine et sa demeure ?
Afin de ne pas salir le blog du Front Comtois de ces excréments urbains, nous avons choisi d’illustrer cet article par une œuvre de notre artiste Franc Comtois préféré, Gustave Courbet. « Le château de Chillon » est une huile sur toile peinte en 1874 et qui se trouve actuellement au musée Courbet à Ornans.
DES RACINES ET DES AILES : LE GOÛT DU JURA
Un voyage à la découverte du Jura, une région de lacs et de montagnes, ponctué de rencontres passionnantes. Ainsi, Stéphane Tissot, viticulteur et précurseur en matière de culture biologique, propose de découvrir l’élaboration du prestigieux vin de paille. Edouard Hirsinger, reconnu comme l’un des meilleurs chocolatiers de France, exerce son art dans la petite ville d’Arbois. Quant à Brigitte et Claude, ils se sont pris de passion pour la villa palladienne de Syam, réplique d’un chef-d’oeuvre de la Renaissance italienne dessiné par l’architecte Andrea Palladio. De son côté, Robert Dromard perpétue la tradition des tavaillons, des tuiles d’épicéa façonnées à la main. Enfin, Daniel Mellina, musher de profession, invite à découvrir le Jura sauvage.
Mercredi 7 novembre à 20H45 sur FR 3
Samedi 10 novembre à 02H25 sur FR 3
16 juillet 1943 : Bombardement de Sochaux et Besançon par les alliés
Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943, un tapis de bombes alliées s’abat sur Sochaux. Les bombardiers anglais visaient les usines Peugeot, réquisitionnées par l’Allemagne. Le bilan est terrible chez les civils : 125 morts et 250 blessés à Sochaux et 39 civils tués à Besançon.
Réquisitionnées par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines Peugeot à Sochaux fabriquent des fourgonnettes DMA pour approvisionner le front russe, entretiennent les véhicules militaires et répondent aux commandes des firmes allemandes Daimler-Benz, BMW, Ford Cologne… Les alliés trouvent donc ici une cible de choix.
« La vallée du Doubs est belle en été. Les Peupliers de Jean-Pierre sont trop hauts ». C’est par ces messages codés lancés par la BBC que le bombardement est annoncé. Le 16 juillet, vers 00h15, la sirène retentit à Sochaux. 15 minutes plus tard, des appareils britanniques larguent des fusées éclairantes pour marquer la cible. Le quart d’heure qui suit annonce l’enfer. À 2 000 mètres d’altitude, 152 bombardiers Halifax, chargés de plus de 600 bombes représentant un poids de 500 tonnes larguent leur mortel chargement sur les usines Peugeot. L’enfer dure une vingtaine de minutes. Les civils ne réagissent qu’au dernier moment. Beaucoup sont fauchés sur le pas de leur porte ou en s’enfuyant dans les champs alentour. Les abris sont très peu nombreux en raison de la proximité de la rivière.
125 morts, 250 blessés, plus de 700 familles sinistrées, c’est le terrible bilan humain de ce bombardement allié. 35 bombes parmi les 600 larguées touchent les usines. Le reste tombe sur les habitations, les rues, les jardins à Sochaux en majorité, mais aussi sur les communes alentours.
Le journal Le Pays de l’Est, daté du 17 juillet 1943, relate l’après-bombardement. « Aussitôt les secours s’organisèrent. Des villes et villages environnants, les équipes de sauveteurs accoururent ; un spectacle de désolation s’offrit à leurs yeux. Cités ouvrières et villas
paisibles, jusque dans les quartiers éloignés des usines (…), n’étaient plus qu’un amas informe de débris, de moellons et de poutres enchevêtrées d’où s’élevaient des appels au secours, des plaintes et des râles. Pendant toute la nuit du bombardement et la matinée de vendredi, les sauveteurs s’employèrent avec un courage admirable à déblayer les routes pour le passage des ambulances, à éteindre les incendies, à dégager les morts et les blessés des ruines fumantes ».
La terrible explication du bombardement de la gare Viotte à Besançon nous est donnée par le Colonel Robert Dutriez dans son livre « la seconde guerre mondiale en Franche-Comté » : L’attaque effectuée par 15 bombardiers quadrimoteurs qui ont lâché 45 tonnes de bombes a causé 84 « trous » s’alignant en une quinzaine de chapelets. (5 ou 6 bombes par chapelets). Le bombardement de Besançon n’était qu’une simple diversion destinée à attirer la chasse allemande loin de l’objectif principal de la nuit (les usines Peugeot de Sochaux).
Les sacrifiés de Sochaux et de Besançon sont venus allonger la longue liste des Français tués par les bombardements anglo-américains : près de 70 000 hommes, femmes et enfants, entre 1940 et 1945, d’après les estimations les plus sérieuses des historiens honnêtes (il y en a !). D’après les Devoirs d’histoire de Pierre Vial publiés dans Rivarol, à titre de comparaison, les victimes britanniques, civils et militaires, de tous les bombardements allemands, toujours mentionnés comme ayant été terrifiants, sont de l’ordre de 51 000. La France a reçu 600 000 tonnes de bombes, soit 22% de toutes celles larguées sur l’Europe par l’aviation alliée pendant toute la durée de la guerre.
Ce mortel matraquage correspond à un choix délibéré de ne tenir aucun compte des risques de massacre de civils français en cas d’imprécision des largages de bombes effectués par les avions anglo-américains, théoriquement destinés à des objectifs militaires ou d’intérêt stratégique mais réalisé à si haute altitude, selon la technique du tapis de bombes, que la notion de frappe chirurgicale était alors impensable. Les dirigeants anglo-américains étaient bien évidemment conscients des massacres d’innocents qu’ils provoquaient. Roosevelt, le 11 avril 1944, envoyait à Churchill une note dénuée de toute ambiguïté : « Quelque regrettables que soient les pertes en vies civiles qu’il nous faut attendre, je ne suis pas prêt à imposer, d’ici où je me trouve, quelque restriction d’action militaire que ce soit ». Il écrivait cela alors que depuis belle lurette les aviateurs des forces alliées déversaient sans état d’âme leurs funestes cargaisons sur les villes et villages français.
L’histoire des États-Unis n’est qu’une succession de brigandages. Ce sont les villes allemandes qui ont le plus souffert même si la liste des villes françaises martyrisées est longue. Quand les bombes lâchées sur Besançon et Sochaux par les avions anglais eurent apporté la mort, 164 cadavres gisaient au milieu des gravats, dont ceux de nombreux enfants. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui pudiquement une bavure ou des dégâts collatéraux, pour éviter de parler d’assassinats, ce qui ferait désordre et risquerait de vexer nos « libérateurs » américains dont beaucoup de masochistes continuent de célébrer les mérites.
Ne serait-ce que par décence envers les victimes innocentes des bombardements alliés de Sochaux et Besançon, le Front Comtois demande à la mairie de Sochaux, concernant la rubrique « Mémoire Vivante de Sochaux » du site officiel de la ville, de narrer une fois pour toute les faits tels qu’ils se sont déroulés et cesser de feindre maladroitement à une erreur de marquage de cible et nous faire croire à une prétendue erreur de pilotage des aviateurs anglais. De plus, le site minimise scandaleusement le nombre de blessés et de victimes innocentes qui, rappelons-le, furent respectivement de 250 et 164, sans oublier les 700 familles sinistrées. Churchill pouvait être satisfait, en tirant sur son Havane.
Belle cité Comtoise
Entre Langres et Belfort, la capitale de la Haute-Saône, Vesoul, immortalisée à tout jamais par l’immense Jacques Brel, se fait discrète. Quand on décide de l’approcher, on découvre une vieille ville attachante et animée tandis qu’à 3 kilomètres de là, le lac artificiel de Vaivre, d’une superficie de 95 hectares et créé en 1973, a été aménagé en base de loisirs.
Vesoul est dominée par la colline de la Motte. Centre ancien de la ville, des archéologues y ont découvert des objets datant de l’antiquité, principalement des monnaies et des médailles à l’effigie des premiers empereurs romains. En 899, un document faisant référence à la ville la désigne pour la première fois par le terme de Castrum Vesulium qui signifie « fortification » de « Vesulium » (sur thème préceltique ves « montagne, élévation ». Source Wikipédia).
Le vieux Vesoul a conservé d’anciens édifices des XVème et XVIème siècles aux façades de style gothique. De nombreux hôtels particuliers du XVIIIème égayent places et rues, tandis que l’église Saint-Georges, bel édifice classique du milieu du XVIIIème siècle, invite au recueillement.
L’ancien couvent des Ursulines de la fin du XVIIème siècle abrite le musée Georges-Garret dédié à l’archéologie sur le premier niveau et à la peinture et la sculpture sur le second. On y découvre notamment une admirable collection de stèles funéraires gallo-romaines.
La visite de Vesoul passe par l’inévitable ascension de la colline de la Motte qui domine la vallée de 160 mètres. A son sommet la petite chapelle Notre-Dame a été érigée en 1857 pour rendre grâce à la Vierge d’avoir épargné la ville du choléra en 1854. Sur la terrasse, on peut admirer un splendide panorama sur le plateau de Langres, les monts du Jura et les sommets des Alpes.
Montbéliard, un pays, une âme
Grande terre d’industries, l’agglomération du Pays de Montbéliard s’illustre aujourd’hui par de grands noms : Peugeot, Sochaux et son club de Football, ses inventeurs, ses savants…
L’agglomération du pays de Montbéliard porte en elle la mémoire de ses origines. Les empreintes de ce qui l’a fait naître et grandir, sont inscrites dans le paysage et ne demandent qu’à livrer leur histoire. De nombreux sites et musées animent ce riche patrimoine et vous invite à la découverte d’une aventure humaine hors du commun. Une terre d’accueil généreuse et inventive qui, au sein de l’Aire Urbaine, s’inscrit au rang des principales étapes de la métropole Rhin-Rhône, ligne de convergence au cœur du réseau européen.
Rahan à Montbéliard
Rahan s’est installé à Montbéliard au milieu des collections découvertes dans l’aven de Romain-la-Roche. 
Le musée du Château de Montbéliard rend hommage au Fils des Ages farouches en lui consacrant une grande exposition qui propose des planches et vignettes originales de Rahan.
C’est aussi l’occasion de présenter au public les collections découvertes dans l’aven de Romain-la-Roche, entre Montbéliard et Baume-les-Dames. Cet aven est en effet le cadre des dernières aventures de Rahan, ce héros légendaire de la préhistoire, né en 1969 de l’imagination d’André Chéret et Roger Lecureux.
Dans son dernier album paru le 30 juin dernier, Rahan part à l’aventure à Romain-la-Roche, un fabuleux site paléontologique vieux de 150.000 ans situé dans le Doubs, entre Rougemont et Baume-les-Dames.
Imaginez… L’homme de Neandertal côtoie les lions-panthères, les ours des cavernes et les mammouths. Il trouve un piège fabuleux doublé d’un abri : l’aven de Romain-la Roche. Cette histoire permet aux scientifiques d’exposer au grand jour 30 années de découvertes archéologiques.
Dans cette aventure, Rahan croise un enfant qui porte une dent autour du cou. En fait, cette dent à une histoire : datée de 450.000 ans, cette dent d’enfant a été trouvée non pas à Romain-la-Roche mais à Vergranne, un autre site du plateau de Rougemont. C’est sans doute la plus vieille dent française que l’on peut voir et admirer à cette grande exposition au musée du Château de Montbéliard jusqu’au 27 février 2011. Ouvert du mercredi au lundi, de 10h à 12h et de 14h à 18h. (03.81.99.22.61).
Rahan, Tome 11 : L’incroyable Romain-la-Roche
Ce Rahan crû 2010 est un album riche en actions et en rebondissements. Il est, comme d’habitude, superbement dessiné par André Chéret sur un incroyable scénario de Jean François Lécureux, digne successeur de son papa Roger, inventeur du personnage. Les somptueuses mises en couleur sont de Chantal Chéret.
À vous maintenant de dévorer cette belle aventure qui met en avant et permet de découvrir les trésors de notre belle région.
Une tradition artisanale plus que millénaire
Le Comté est bien plus qu’un grand fromage. Il est un patrimoine partagé depuis des siècles par tout un territoire. Le Comté exprime le lien des hommes à leur terre.
C’est la rudesse des longs hivers du Massif jurassien qui, dès le Moyen-âge, commanda aux hommes de transformer le lait en un fromage «de garde», appelé alors Vachelin. Seuls des fromages de grande taille et à pâte pressée cuite permettaient une conservation susceptible de répondre aux besoins d’une famille entière pendant toute la saison froide.
La longévité du produit, et sa «bonification» avec le temps, en faisaient par ailleurs un produit exportable hors des limites régionales, et donc susceptible de procurer par l’échange, de nouvelles ressources. Ces grandes meules nécessitant beaucoup de lait (500 litres en moyenne), les fermiers s’unissaient en coopérative et apportaient leur production à la «fructerie», appelée aujourd’hui fruitière (ils faisaient fructifier leur apport individuel).
En France, on retrouve au Moyen-âge les premiers documents écrits mentionnant les «fruitières» et le mode de fonctionnement de cette société coopérative avant la lettre (cf. : 1264 et 1267. l’histoire des communes de Levier et Déservillers). Cette forme originale d’organisation villageoise est née il y a 8 siècles. Ces valeurs de solidarité et de partage n’ont jamais été abandonnées, comme n’ont jamais été abandonnés les gestes, les traditions artisanales qui firent du Comté ce grand fromage. Fort de sa spécificité, de sa valeur culturelle et de son importance économique pour sa région, le Comté fut, en 1958, l’un des premiers fromages à se voir attribuer une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), puis l’un des premiers à recevoir l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) européenne en 1996 (l’affichage public de l’AOP sur le produit n’est obligatoire que depuis 2009).
Le nouveau siècle s’ouvre sur un avenir résolument technologique. De cette modernité, les hommes du Comté sauront prendre le meilleur, mais la tradition artisanale restera toujours un patrimoine bien vivant et bien défendu.
On n’a pas fini dans ce fier massif de discuter des vertus comparées d’un Comté de la Petite Montagne, d’un Comté de la Vallée du Suran ou d’un autre de la vallée du Drugeon…
Contes & légendes de HAUTE-SAÔNE et de BELFORT
Paru aux éditions de Borée et tout juste sorti des presses, ce recueil d’histoires étranges mérite une place de choix sur votre table de chevet ou votre bibliothèque.
En 12 chapitres et une soixantaine de récits captivants, c’est avec la fraicheur de l’enfant émerveillé qu’Hervé Thiry-Duval nous immerge dans un délectable univers fabuleux, agrémenté d’un soupçon de malice, d’un brin de nostalgie et d’une bonne dose d’humour.
Tout commence à Faymont, petit village de Haute-Saône et, au fil de notre lecture, c’est à un merveilleux périple que l’auteur nous convie : Offemont et son mystérieux étang du Rudolfe, Champagney et son féérique hameau La Rouge-Vie, Saulnot, au n° 6 de la rue de la Vouivre, Villars-le-sec et sa sombre forêt, Vézelois et la veuve Lamette, Plainemont et ses mystères de la nature, Montbozon et son empreinte du loup, Delain et sa crèche funèbre, Moley et son fantôme d’un templier, Bougey et la légende de la dame blanche, Dorans et la riche idée du Scaloup, Ronchamp et la Dame du bas…
Au fil des pages, on se rend compte de la richesse légendaire de notre belle Franche-Comté et elle donne bien envie d’y séjourner quelques temps pour s’en imprégner. Le style contemporain de l’auteur y est certainement pour quelque chose car il a l’art de ramener au présent toutes ces légendes d’antan, quand le sanglier, aux glorieux temps des Séquanes, était l’emblème vénéré de nos ancêtres gaulois. Un ensemble de contes qui se lit aussi comme un recueil d’histoires étranges, certaines vous feront sourire, d’autres véritablement frissonner jusqu’au récit de grand-mère Valentine, celui où une petite fille rentre à la maison attirée par l’odeur délicieuse qui sort de la cuisine… Le genre de récit que vous n’oublierez jamais !
Paysages de Franche-Comté
O ces larges beaux jours dont les matins flamboient !
La terre ardente et fière est plus superbe encor
Et la vie éveillée est d’un parfum si fort
Que tout l’être s’en grise et bondit vers la joie.
Emile Verhaeren
Images aériennes de Franche-Comté. Vue du musée des Maisons Comtoises à Nancray, à quelques kilomètres de Besançon.
Souffleur de verre à Passavant-la-Rochère
Située dans le département de la Haute-Saône, aux confins de la Lorraine, de la Franche-Comté et également de la Champagne, il existe à Passavant-la-Rochère la dernière usine toujours en activité : celle de la plus ancienne verrerie d’art selon une pratique millénaire du verre soufflé.
Implantée en lisière de la forêt de Darney dont le bois alimentait les fours pour fondre le verre, la verrerie fut construite en 1475 par Simon de Thysac, gentilhomme verrier, un groupe social spécifique qui se développa au 15ème siècle. Ils sont nobles, mais différents de la noblesse de race, de robe et d’épée. Souffler le verre était leur privilège et celui de leurs familles et chaque gentilhomme verrier prêtait serment de n’enseigner le travail du verre qu’à ses héritiers mâles nés dans le mariage. A cette transmission du savoir répondait celle de propriété.
Pour devenir souffleur de verre, il faut passer par de longs stages d’apprentissage, auxquels s’ajoutent des trucs transmis par la famille et d’expérience propre. Il faut posséder également beaucoup de dextérité et de précision et ce, dans une concentration du suivi remarquable. Le moindre écart et celui qui reprend la canne pour poursuivre le travail va être perturbé. Il faut voir au moins une fois un souffleur de verre en plein travail, voir cette forme qui se construit sous vos yeux et les va-et-vient de l’un à l’autre souffleur, chacun connaissant le geste à accomplir. Le verre se crée sous vos yeux, brillant de mille feux. La maitrise du souffle s’apprend, mais après 50 ans, un souffleur de verre ne dispose plus d’une énergie suffisante pour poursuivre ce dur métier.
Rendez-vous à Passavant-la-Rochère pour visiter l’une des plus anciennes verreries d’art du monde encore en activité, le métier difficile et délicat de souffleur de verre en vaut vraiment le détour et mérite d’être encouragé.
Journée médiévale à Etobon
Le 14 juin de l’an de grâce 2009 se déroulait, dans le charmant village d’Etobon en Haute-Saône, la vingtième marche des amis du château avec animations médiévales.
Arrivé à 9 heures au centre du village, notre petit groupe de sept personnes s’empresse de régler la cotisation d’usage afin de nous lancer sur les sentiers pentus des vestiges du château.
Après avoir pris de nombreuses photos de ce site au passé féodal chargé d’histoire, nous poursuivons notre parcours pour arriver, entre deux étangs, à l’unique point de contrôle où nous prenons une légère collation.
Sans trop attendre, nous repartons sur un chemin raide et abrupt pour rejoindre un sentier où nous serpentons, de longues minutes durant, les cimes de la foret d’Etobon, enveloppant en contrebas, dans un écrin de verdure, le minuscule village illuminé par un soleil radieux.
Nous tenons à remercier chaleureusement la personne qui s’est chargée de créer et flécher ce magnifique parcours aux nombreux et superbes points de vue, et qui prit un soin particulier de sécuriser les endroits les plus escarpés soit par des rampes de corde ou des escaliers sculptés à même la terre.
Après 3 heures de marche, nous arrivons près de la fontaine de la comtesse Henriette nous indiquant que le retour au village est proche.
Sur la place devant l’auberge, la fête bat son plein et nous nous attardons quelques instants devant le campement médiéval des « mangeurs de loups » mais, à la vue des deux sangliers cuit à point sur leur tournebroche et fleurant bon la viande rôtie, nous nous attablons très vite et, après avoir partagé deux bonnes pintes d’hypocras* entre amis, l’aubergiste nous apporte notre repas médiéval : la soupe aux choux, le sanglier à la broche et ses légumes, le fromage artisanal aux épices et fines herbes, le pain cuit au feu de bois et pour finir, la tarte maison.
Après avoir copieusement ripaillé et joyeusement devisé, nous nous levons de table et, sortant de l’auberge, nous nous dirigeons vers les archers du Val d’Oye en pleine démonstration. Là, nous attendons patiemment chacun notre tour afin de recevoir en bonne et due forme, une initiation au tir à l’arc par un maître archer.
Le soleil n’est plus à son zénith lorsque nous décidons de regagner nos logis, satisfait d’avoir participé à cette célébration anniversaire destinée à rappeler le temps où le château féodal couronnait la butte d’Etobon, en l’an de grâce 1281. Il fut détruit en 1519 par le Comte de Fürstenberg.
Avant de nous quitter, nous nous sommes déjà donné rendez-vous, pour quelques uns d’entre nous, à une autre célébration, celle du solstice d’été qui aura lieu le 27 juin.
Si vous aussi désirez participer à l’une des 600 randonnées populaires organisées par la FFSP, rendez vous sur le site www.ffsp.fr , vous trouverez le calendrier des prochaines manifestations.
* Il existe de nombreuses recettes concernant cet apéritif médiéval. Celle que je vous propose ne nécessite pas de cuisson et si vous laissez vieillir ce vin merveilleusement parfumé, vous obtiendrez dans une dizaine d’année une véritable liqueur.
- 90 gr d’eau de vie de fruit
- 4 gr de cannelle
- 1 gr de muscade
- 2 pincée de gingembre
- 3 gr de macis
- 3 clous de girofle
- 5 gr de vanille
- des pétales de rose
- 1 litre de vin blanc (Montbazillac) ou de vin rouge (St Emilion)
- 75 gr de sucre ou de miel pour le vin blanc, 150 gr pour le vin rouge
Dans une bouteille, verser l’alcool. Ajouter les épices concassés. Laisser macérer 2 jours. Ajouter le vin choisi et le sucre. Laisser de nouveau infuser 24 heures. Filtrer et mettre en bouteilles. Plus vous laissez vieillir votre hypocras, meilleur il sera.





