Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression
Lorsqu’un communiste se permet, toute honte bue, de nous donner des leçons sur la liberté, la justice et les droits de l’homme, ce sont des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants innocents qui se retournent dans leurs fosses communes, exterminés au nom d’une utopie inhumaine et totalitaire.
Dans un article du 12 septembre dernier, l’excellent site Orages d’acier propose une indispensable piqure de rappel sur les crimes du communisme dans le monde. Le livre noir du communisme est une œuvre essentielle qui détaille en 840 pages les horreurs du totalitarisme communiste au 20ème siècle qui, selon Alexandre Soljenitsyne, est responsable de 80 000 000 de morts civils innocents. Effroyable.
Crimes contre l’humanité, génocides, guerres civiles, terreurs de masses, famines gigantesques, déportation en camp de concentration, répressions urbaines, exécutions, etc., toutes ces atrocités furent commises par :
- Lénine, Trotski, Staline. URSS : 20 millions de morts.
- Europe de l’Est : 1 million de morts.
- Mao Tsé-toung, Chine : 65 millions de morts.
- Hô Chi Minh, Vietnam : 1 million de morts.
- Pol Pot, Cambodge : 2 millions de morts.
- Kim Il-sung, Corée du Nord : 2 millions de morts.
- Amérique latine : 150 000 morts dont Castro, Cuba : 15 000 morts.
- Afrique : 1,7 million de morts.
- Etc.…
De Cuba à la Hongrie, de la Russie à l’Ethiopie, sans parler des échecs allemands en 1919 et français en 1946, jamais un parti communiste n’a accédé au pouvoir de manière démocratique.
En 1917, avec 2% d’ouvriers, la « dictature du prolétariat » fut imposée en Russie au nom de ces ouvriers face à une population à 90% paysanne.
Les massacres et déportations systématiques de groupes sociaux ou ethniques jalonnent l’histoire du communisme. En URSS,la Guépéou, l’ancêtre du KGB, appliquait la méthode des quotas. Chaque région devait arrêter arbitrairement, déporter ou fusiller un pourcentage donné de personnes appartenant à des couches sociales, idéologiques ou ethniques déterminées. Ce qui était pris en compte n’était pas l’individu ni son éventuelle culpabilité mais le groupe auquel il appartenait. Nous sommes donc bien dans une logique de crime contre l’humanité.
Ce système totalitaire réduisit à l’esclavage plusieurs millions de Russes dans « l’archipel du Goulag » afin de construire le paradis des travailleurs. Pour ces ouvriers, le travail inhumain ne
manquât pas. Quant au paradis, ce fut plutôt celui du diable.
A l’attention des Kamarads français, la grève a toujours été considérée au paradis des travailleurs comme un acte de sabotage : »La grève étant un instrument de lutte contre le capitalisme, un arrêt de travail gênant la production socialiste ne peut être appelé grève. On dira donc sabotage, ce qui facilitera l’exécution rapide de tout gréviste. »
Aux communistes aveuglés par la nostalgie des lendemains qui chantent et qui ne voient dans l’abominable expérience soviétique qu’une déviation de l’idéologie, Alexandre Soljenitsyne explique, dans L’Erreur de l’occident : « Le stalinisme n’a jamais existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien ni d’époque stalinienne. Ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour préserver les illusions du communisme ».
En France, que certains individus et partis politiques se revendique encore de l’idéologie fanatique communiste et ouvertement totalitaire est véritablement scandaleux. Cela dépasse l’entendement et requiert une sacrée dose d’incohérence. Par exemple, ils s’érigent nouvellement en pourfendeurs de la cause tibétaine, après avoir encensé Mao Tsé Toung en « génie du genre humain ».
Ce « livre noir » est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L’Aveu d’Arthur London, ou L’Archipel du Goulag, d’Alexandre Soljenitsyne. On ressort accablé de cette litanie d’exactions sanglantes. Les purges de Staline, les famines idiotes du Grand Bond en avant ont une monstruosité abstraite. Mais ce qui, dans cet ouvrage, laisse sans voix, ce sont les très nombreuses paroles de survivants. Rescapés de la Kolyma, du Laogai chinois ou de l’Angkar khmer rouge, ils sont des dizaines dont les filets de voix font jaillir des visages blessés, des vies en miettes. Et leurs petites voix confluent pour donner mille visages, mille âmes, à la foule anonyme des centaines de millions de victimes. Le Livre noir du communisme rend compte de l’abjecte réalité du crime de masse, où, derrière des prétextes idéologiques, se dissimulent les nombreuses complicités, la bestialité des bourreaux et de leurs chefs. C’est une lecture amère. Mais n’en faut-il que d’aimables ?

Et Dieu inventa le communisme libertaire !