BON ANNIVERSAIRE, CELINE !
Louis-Ferdinand Destouches est né le 27 mai 1894 à Courbevoie. Son père est employé d’assurances et sa mère est commerçante en dentelles. Alors que la Première Guerre mondiale se prépare, il devance l’appel et s’engage pour trois ans. D’abord nommé brigadier le 5 août 1913, il devient Maréchal des Logis le 5 mai 1914. Volontaire pour une mission risquée, il est touché par balle à l’épaule droite et rapatrié au Val de Grâce à Paris. Médaillé militaire le 4 novembre, il reçoit peu de temps après la Croix de Guerre et sa blessure le rendra invalide à 70 %. Il devient médecin, attentif à soigner les pauvres et voyagera en Afrique et aux Etats-Unis.
Son premier roman, Voyage au bout de la nuit, paru en 1932, est un coup de tonnerre. Il obtient le prix Renaudot, manquant de peu le Goncourt. Sa virulente critique du militarisme, du capitalisme et du colonialisme le font apparaître à ses débuts comme un écrivain de gauche. Mais la salve des pamphlets qui suivent amènera les rouges à se détourner de lui avec horreur. Mea Culpa, publié en 1936, est une charge impitoyable contre le communisme bureaucratique et barbare. Bagatelle pour un massacre et l’école des cadavres sont des pamphlets violemment antisémites.
Céline dira : « Les principaux responsables de cette folie qu’est la guerre qui s’annonce : le juif ». Ce n’est pas « ni Berlin ni Moscou », qu’il faut dire, c’est « avec les juifs ou contre les juifs ». Il se lâche sans aucune limite : « Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. […] Le juif n’a jamais été persécuté par les aryens, il s’est persécuté lui-même ». Céline ne recule devant aucune provocation. Il se déclare « très ami d’Hitler, très amis de tous les Allemands, je trouve que se sont des frères, qu’ils ont bien raisons d’être racistes. Ca me ferait énormément de peine s’ils étaient battus. La guerre, c’est la guerre des juifs et des francs-maçons, ce n’est pas du tout la nôtre. C’est un crime qu’on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui nous demandent rien […] C’est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. C’est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie ».
Après la défaite et l’occupation, il rédige un dernier pamphlet encore plus violent, les beaux draps, où il dénonce, en plus des juifs et des francs-maçons, la majorité des français, accusés de métissage. En 1942, il écrit à Jacques Doriot : « Le juif n’est jamais seul en piste ! Un juif, c’est toute la juiverie. Un juif seul n’existe pas. Une termite, toute la termitière. Une punaise, toute la maison ».
En avril 1951, son avocat, Tixier-Vignancourt, obtient l’amnistie de Céline au titre de grand invalide de guerre. Il meurt pauvrement le 1er juillet à Meudon. A l’exception des pamphlets des années 30, ses livres sont réédités et traduits dans de nombreux pays.
Merci à R.S. et Rivarol N° 3027 http://www.lepetitcelinien.com/
