Une tradition celtique : l’Arbre Jumeau
N’en déplaisent aux gauchistes, aux anarchistes et aux libertaires, vivre la naissance d’un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle. C’est par elle que nous viennent les plus grandes leçons de la vie.
Ceux qui prétendent que les juifs ont été les premiers dans le monde à affirmer l’unité de Dieu, ils oublient que les Druides l’enseignaient bien avant eux. Mais tandis que la Bible nous présente un Dieu semblable à l’homme par certaines imperfections, le Dieu des Druides plane bien haut au-dessus des misères humaines. Une des choses qui frappent le plus les chercheurs, c’est le savoir des Druides en matières d’astronomie et des sciences naturelles.
Six cents ans avant notre ère, nous dit Marie Roca, spécialiste de la culture, des traditions et légendes celtiques, les Celtes avaient pour coutume de planter un arbre lors de la naissance de chacun de leurs enfants. Cet arbre était appelé « Arbre Jumeau », celui auquel l’enfant pouvait se confier et, plus tard, lui demander de coopérer à la guérison de maladies. L’Arbre Jumeau nous insuffle la force nécessaire pour nous permettre d’affronter tous les combats de la vie. Le respect de cette tradition ancestrale se perpétue encore aujourd’hui dans certaines de nos contrées françaises et européennes.
Grâce à son arbre jumeau, l’enfant établit un lien entre les deux mondes terrestre et divin de l’âme. Selon la légende, les trois déesses du destin, Clôtho, Lachésis et Atropos avaient pour mission de s’asseoir au pied de l’arbre jumeau afin de veiller sur l’enfant. En cas de problèmes de santé ou pour se ressourcer, on s’adossait à son arbre jumeau, ou on l’embrassait en l’entourant de ses bras, tout en posant le front sur l’écorce. Bien des guérisons survenaient soit par une sorte d’absorption du mal par l’arbre jumeau, soit par la force terrestre et la puissance cosmique qu’insufflait l’arbre à la personne qui l’étreignait.
Les arbres jumeaux peuvent être de diverses essences. De nos jours, c’est le poirier qui a la préférence de ceux qui perpétue la tradition. Si vous avez la chance de disposer d’un terrain, n’hésitez pas à planter un arbre lors de la naissance de vos enfants et petits enfants. Un arbre tel le poirier est en effet un bon choix, car sa croissance est assez rapide, mais d’autres essences sont tout aussi puissantes comme par exemple le buis.
A défaut de posséder un arbre jumeau, vous pouvez choisir dans votre environnement proche, comme un parc ou une forêt, un arbre ressource. Il aura en tout point les mêmes bienfaits que l’Arbre jumeau.
