16 juillet 1943 : Bombardement de Sochaux et Besançon par les alliés
Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943, un tapis de bombes alliées s’abat sur Sochaux. Les bombardiers anglais visaient les usines Peugeot, réquisitionnées par l’Allemagne. Le bilan est terrible chez les civils : 125 morts et 250 blessés à Sochaux et 39 civils tués à Besançon.
Réquisitionnées par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines Peugeot à Sochaux fabriquent des fourgonnettes DMA pour approvisionner le front russe, entretiennent les véhicules militaires et répondent aux commandes des firmes allemandes Daimler-Benz, BMW, Ford Cologne… Les alliés trouvent donc ici une cible de choix.
« La vallée du Doubs est belle en été. Les Peupliers de Jean-Pierre sont trop hauts ». C’est par ces messages codés lancés par la BBC que le bombardement est annoncé. Le 16 juillet, vers 00h15, la sirène retentit à Sochaux. 15 minutes plus tard, des appareils britanniques larguent des fusées éclairantes pour marquer la cible. Le quart d’heure qui suit annonce l’enfer. À 2 000 mètres d’altitude, 152 bombardiers Halifax, chargés de plus de 600 bombes représentant un poids de 500 tonnes larguent leur mortel chargement sur les usines Peugeot. L’enfer dure une vingtaine de minutes. Les civils ne réagissent qu’au dernier moment. Beaucoup sont fauchés sur le pas de leur porte ou en s’enfuyant dans les champs alentour. Les abris sont très peu nombreux en raison de la proximité de la rivière.
125 morts, 250 blessés, plus de 700 familles sinistrées, c’est le terrible bilan humain de ce bombardement allié. 35 bombes parmi les 600 larguées touchent les usines. Le reste tombe sur les habitations, les rues, les jardins à Sochaux en majorité, mais aussi sur les communes alentours.
Le journal Le Pays de l’Est, daté du 17 juillet 1943, relate l’après-bombardement. « Aussitôt les secours s’organisèrent. Des villes et villages environnants, les équipes de sauveteurs accoururent ; un spectacle de désolation s’offrit à leurs yeux. Cités ouvrières et villas
paisibles, jusque dans les quartiers éloignés des usines (…), n’étaient plus qu’un amas informe de débris, de moellons et de poutres enchevêtrées d’où s’élevaient des appels au secours, des plaintes et des râles. Pendant toute la nuit du bombardement et la matinée de vendredi, les sauveteurs s’employèrent avec un courage admirable à déblayer les routes pour le passage des ambulances, à éteindre les incendies, à dégager les morts et les blessés des ruines fumantes ».
La terrible explication du bombardement de la gare Viotte à Besançon nous est donnée par le Colonel Robert Dutriez dans son livre « la seconde guerre mondiale en Franche-Comté » : L’attaque effectuée par 15 bombardiers quadrimoteurs qui ont lâché 45 tonnes de bombes a causé 84 « trous » s’alignant en une quinzaine de chapelets. (5 ou 6 bombes par chapelets). Le bombardement de Besançon n’était qu’une simple diversion destinée à attirer la chasse allemande loin de l’objectif principal de la nuit (les usines Peugeot de Sochaux).
Les sacrifiés de Sochaux et de Besançon sont venus allonger la longue liste des Français tués par les bombardements anglo-américains : près de 70 000 hommes, femmes et enfants, entre 1940 et 1945, d’après les estimations les plus sérieuses des historiens honnêtes (il y en a !). D’après les Devoirs d’histoire de Pierre Vial publiés dans Rivarol, à titre de comparaison, les victimes britanniques, civils et militaires, de tous les bombardements allemands, toujours mentionnés comme ayant été terrifiants, sont de l’ordre de 51 000. La France a reçu 600 000 tonnes de bombes, soit 22% de toutes celles larguées sur l’Europe par l’aviation alliée pendant toute la durée de la guerre.
Ce mortel matraquage correspond à un choix délibéré de ne tenir aucun compte des risques de massacre de civils français en cas d’imprécision des largages de bombes effectués par les avions anglo-américains, théoriquement destinés à des objectifs militaires ou d’intérêt stratégique mais réalisé à si haute altitude, selon la technique du tapis de bombes, que la notion de frappe chirurgicale était alors impensable. Les dirigeants anglo-américains étaient bien évidemment conscients des massacres d’innocents qu’ils provoquaient. Roosevelt, le 11 avril 1944, envoyait à Churchill une note dénuée de toute ambiguïté : « Quelque regrettables que soient les pertes en vies civiles qu’il nous faut attendre, je ne suis pas prêt à imposer, d’ici où je me trouve, quelque restriction d’action militaire que ce soit ». Il écrivait cela alors que depuis belle lurette les aviateurs des forces alliées déversaient sans état d’âme leurs funestes cargaisons sur les villes et villages français.
L’histoire des États-Unis n’est qu’une succession de brigandages. Ce sont les villes allemandes qui ont le plus souffert même si la liste des villes françaises martyrisées est longue. Quand les bombes lâchées sur Besançon et Sochaux par les avions anglais eurent apporté la mort, 164 cadavres gisaient au milieu des gravats, dont ceux de nombreux enfants. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui pudiquement une bavure ou des dégâts collatéraux, pour éviter de parler d’assassinats, ce qui ferait désordre et risquerait de vexer nos « libérateurs » américains dont beaucoup de masochistes continuent de célébrer les mérites.
Ne serait-ce que par décence envers les victimes innocentes des bombardements alliés de Sochaux et Besançon, le Front Comtois demande à la mairie de Sochaux, concernant la rubrique « Mémoire Vivante de Sochaux » du site officiel de la ville, de narrer une fois pour toute les faits tels qu’ils se sont déroulés et cesser de feindre maladroitement à une erreur de marquage de cible et nous faire croire à une prétendue erreur de pilotage des aviateurs anglais. De plus, le site minimise scandaleusement le nombre de blessés et de victimes innocentes qui, rappelons-le, furent respectivement de 250 et 164, sans oublier les 700 familles sinistrées. Churchill pouvait être satisfait, en tirant sur son Havane.

Exellent article, on oubli trop souvent les malheurs causés par les » libérateurs « .
Salauds de « libérateurs » aucune commemoration » organisées par cet état….En tant que Normand, je connais bien la situation ! Ils ont ravagé ma région pour leur libération !
Nous savons tous ici, en Italie du nord comme en France que la deuxième guerre mondiale est finie depuis belle lurette.
Elle s’est achevée dans un bain de sang tant en France, qu’en Allemagne, Italie du nord, Hongrie, … suivit de l’écrasante victoire des Anglo-Américains et des Soviétiques et de la capitulation sans condition du 3ème Empire Allemand, de la République Sociale Italienne (dite République de Salò) et de tous leurs alliés.
Ce qui est mort est mort, ce qui est fini est fini, les vaincus n’ont-ils pas assez payé leur défaite ?
Les plus grands nostalgiques de cette terrible guerre ne sont peut-être pas toujours ceux que l’on croit, mais plutôt ceux qui ne peuvent plus s’en passer pour briser toute volonté de survie des peuples européens.
Ce sont d’ailleurs ceux-ci qui l’on déclarée (contrairement à une idée répandue ce n’était pas les Allemands mais bien les ‘’Démocrates’’), et qui eux avaient (et ont encore) un ‘’messianisme’’ universel à réaliser, alors que leurs ennemis (Allemagne, Italie, Japon, Hongrie, Slovaquie, Roumanie, Croatie, …) n’avaient assurément pas l’intention initiale de déclarer la guerre à la terre entière.
AH, Benito Mussolini, Philippe Pétain, Ion Antonescu … sont morts depuis longtemps ; il n’est plus question aujourd’hui pour aucun mouvement politique de notre camps de revivre cette terrible période et encore moins de se relancer dans une 4ème guerre mondiale (je dis bien de notre camps parce que pour nos éternels diffamateurs ?), il est juste question d’assurer le devenir des nôtres et de ce qui nous est cher et qui est aujourd’hui plus que jamais compromis.
Mais attention; l’Histoire est écrite par et pour les vainqueurs et cette guerre avait été déclarée non par l’Allemagne mais par les Alliés.
Ni les Allemands, ni les Italiens ne voulaient d’une guerre mondiale; les Anglo-américains (et la « gauche » française) si.
Hitler s’est fait piéger en Pologne … à la réflexion il s’avèrerait qu’il y fût aussi naïf que Saddam Hussein au Koweït.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Versailles
Suite à l’humiliation mortifère du traité de Versailles l’empire allemand de Bismarck se trouva ruiné et une partie de ses territoires (souvent peuplés d’allemands qui plus est) fût distribuée aux pays alentour :
« D’importants territoires qui se trouvaient dans l’est de l’Allemagne sont attribués au nouvel État polonais (art.28). Dans certaines régions, le statut définitif n’est pas décidé. Il doit être déterminé par une commission ou par un référendum dans la zone concernée (art 87 à 93). Dantzig devient une ville libre, ce qui garantit l’accès de la Pologne à la mer mais a aussi pour effet de séparer la Prusse orientale, restée allemande, du reste de l’Allemagne. »
Hors dans ces territoires majoritairement peuplés d’allemands (Sudètes, Dantzig …) s’étaient organisé des mouvements politiques locaux qui réclamaient l’organisation de référendums portant sur leur retour à la nation allemande.
La guerre entre l’Allemagne et la Pologne fût la conséquence de l’échec des négociations concernant le retour à l’Allemagne de la ville de Dantzig et de donner au ‘’corridor’’ entre l’Allemagne et la Prusse orientale un statut spécial.
Les Anglo-Américains (en fait les ‘’hautes sphères de la City et de Wall-Streets) ont délibérément fait obstacle à tout accord sur ce point pourtant secondaire.
Il ne s’agissait nullement d’envahir le reste de la planète pour l’Allemagne.
Le déclenchement de la guerre entre la Pologne et l’Allemagne allait fournir aux Alliés le ‘’casus belli’’ tant désiré pour pouvoir entrer en guerre dans la position louable de défenseurs d’une nation agressée.
Dans la foulée les soviétiques annexèrent plus de la moitié de la Pologne (exterminant ses élites –dans le bon sens du terme- à Katyn), ré annexaient la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, agressaient l’héroïque Finlande … sans qu’aucune des nations’’ démocratiques et vertueuses’’ n’y voient de ‘’casus belli’’.
Le nombre de victimes au final (et des atrocités subies également) est extrêmement plus élevé du côté des vaincus.
Mais pour ces victimes là … je n’ai jamais eu connaissance de la moindre ‘’repentance’’.
Quant aux colossales destructions et aux innombrables morts (Dresde fût pire qu’Hiroshima, pire que l’enfer même …) des bombardements Anglo-Américains vers la fin de la guerre, que d’aucuns ont jugés injustifiables, ils n’étaient pas si ‘’gratuits’’ que cela.
L’hyperpuissance triomphante, l’Impérium américain, s’assurait ainsi une totale suprématie guerrière, économique et industrielle sur l’Europe occidentale.
Postface (extraite d’un ouvrage historique) :
« Même l’écrivain Curzio Malaparte, antifasciste dès 1933, s’offusque devant cette impitoyable chasse à l’homme désarmé :
Dans le nord de l’Italie, en 1945, pendant les jours de la libération, la tuerie a été épouvantable.
Les journaux ont parlés de 300 000 victimes.
Le gouvernement n’a pas démenti ce chiffre. … »