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Un cri de révolte et de rage

« Dans la cour d’un collège de Chelles, en Seine-et-Marne, j’ai vu un groupe de jeunes correspondants allemands, des adolescents pour la plupart blonds, beaux, frêles, vêtus de couleurs claires, arrivés la veille au soir de Lindau, et pour certains pleurant la tête basse, sans comprendre pourquoi des élèves maghrébins venaient de leur cracher dessus. Cette scène christique ne cesse de me hanter. » 
 Richard Millet, Fatigue du sens, 2011.

 Comment peut-on encore être Français , quand l’immigration de masse ne permet plus l’assimilation des nouveaux venus, quand les Français de souche renient eux-mêmes leurs traditions pour épouser le conformisme du consumérisme mondialisé, quand le droit à être Français et la tentation du communautarisme l’emportent sur l’aspiration à un destin national, quand enfinla Francen’est plus qu’un nom que nous froissons au fond de notre mémoire, pressés de sacrifier notre héritage chrétien et notre langue au relativisme culturel ?         Derrière cette fatigue, derrière cette faillite à être soi-même, c’est bien l’effondrement des valeurs  les plus hautes qui est à l’œuvre. Une dignité trahie qu’achève de terrasser l’immigration extra-européenne sous un flux grandissant et hostile à tout enracinement.  Comment dès lors savoir ce que nous sommes et où nous allons, si nous persistons à nier d’où nous venons ?

 Fatigue du sens dévoile, démasque et ausculte les rouages d’une immigration de masse extra-européenne qui a dégradé l’identité française de tradition hélléno-chrétienne. Considérant que le capitalisme marchand détruit les identités parce qu’elle réduit les personnes à des individus interchangeables, favorisant ainsi le communautarisme grâce à une gauche qui a institué un Nouvel Ordre Moral, un antiracisme d’état  nécessaire à la bonne circulation des immigrés sur le territoire français.

 Fatigue du sens décrit l’histoire que nous vivons. Il est l’essai le plus courageux et libérateur que l’on puisse lire aujourd’hui. C’est un cri de révolte et de Rage. Rage contre l’immigration de masse, contre le reniement des Français, leur fatigue de sens, leur fatigue d’être eux-mêmes. Cri d’amour aussi : «J’aime me rappeler mes ancêtres gaulois. J’aime ce grand songe généalogique.  Je n’écrirais pas s’il n’y avait en moi ce vaste souci de l’origine

De cet amour lucide naît l’angoisse d’aujourd’hui et la révolte : « L’anéantissement nous guette, nous autres Européens, particulièrement les Français, peuple dont la composition ethnique avait quelque chose de musical dans son harmonie. Cette harmonie détruite, je refuse la haine de ceux qui font de l’assimilation un statut [ ] Je veux dépasser la haine par le combat, la noblesse du combat »

« Je crois aux races, aux ethnies, aux étrangers, aux frontières, à l’ailleurs. J’aime qu’il y ait d’autres peuples et n’en juge aucun supérieur aux autres même si j’en estime certains plus que d’autres pour des raisons culturelles, esthétiques, historiques, religieuses. Préférence qui suggère que les peuples doivent rester eux-mêmes. L’idée d’un monde entièrement brasilianisé me terrifie. Or, les peuples et les nations sont ce que le Nouvel Ordre moral entend éradiquer…». Saluons cette lucidité et ce qu’elle signifie de courage.

 Fatigue du sens, essai de Richard Millet (Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

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